Lancement de la campagne de vaccination contre la grippe

« CETTE ANNEE ENCORE, LA GRIPPE VA FAIRE TRES MAL. »

 Quelques jours après le lancement officiel de la campagne de vaccination, retour sur le bilan de la campagne 2018-2019 dans le Val d’Oise et présentation de la nouvelle communication nationale autour de la campagne. Une communication qui fait totalement peau neuve et se veut tout aussi offensive que la grippe. L’objectif étant d’amener les personnes concernées, notamment les jeunes seniors et les femmes enceintes, deux populations particulièrement à risque, à prendre conscience que la grippe peut être harassante et que, face à cette épreuve, la première et la meilleure des protections, c’est la vaccination.

 

Une couverture vaccinale encore insuffisante malgré une hausse enregistrée l’an dernier

 Selon les années, 2 à 6 millions de personnes sont touchées par la grippe. L’hiver dernier (2018-2019), l’épidémie de grippe a été caractérisée par une importante sévérité, malgré sa courte durée (8 semaines) : plus de 65 600 passages aux urgences ont été recensés pour syndrome grippal dont plus de 10 700 ont conduit à une hospitalisation. Par ailleurs, 8 100 décès tous âges confondus ont pu être attribués à la grippe.

La grande majorité des cas graves (83 %) présentait au moins un facteur de risque de grippe grave : âge supérieur à 65 ans, maladie chronique…

Si, au cours de la saison 2018-2019, la couverture vaccinale de la population valdoisienne a légèrement augmenté (+0,6 point par rapport à 2017-18), elle reste encore insuffisante avec moins d’une personne fragile sur deux vaccinée. Dans notre département, la couverture vaccinale des personnes à risque est ainsi estimée 46,4% chez les 65 ans et plus (-0,9 point) et à 26,8 % chez les personnes à risques de moins de 65 ans (+3,8 point).

 

La grippe : une maladie sous-estimée par les jeunes seniors et les femmes enceintes

 La vaccination contre la grippe saisonnière est particulièrement recommandée pour les personnes dîtes « fragiles » (les personnes de 65 ans et plus, celles atteintes d’une maladie chronique ou d’obésité sévère, ou encore les femmes enceintes). Pourtant, les jeunes seniors et les femmes enceintes, plus fragiles face à la grippe, ne se sentent pas toujours concernés par la vaccination.

Selon une étude récente , la grippe est perçue différemment selon qu’on en ait souffert récemment ou non. Parmi les jeunes seniors, ceux qui ne l’ont pas vécue ou dont le souvenir en est ancien la voient comme une maladie « banale », tandis que ceux qui en ont eu l’expérience se font plus facilement vacciner.

Quant aux femmes enceintes, c’est avant tout par méconnaissance des symptômes et de la gravité de la grippe mais aussi par crainte du danger que le vaccin pourrait représenter pour leur bébé qu’elles ne pensent pas à se faire vacciner. En 2016, seulement 7,4 % des femmes enceintes déclaraient avoir été vaccinées contre la grippe saisonnière, un taux qui est largement inférieur à celui des autres groupes à risque.

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